ET SI VOUS N’AVIEZ PAS BESOIN DE PLUS DE CONFIANCE ?
On entend souvent qu’il faudrait “avoir confiance en soi” pour oser.
Oser changer.
Oser dire non.
Oser commencer.
Oser se montrer.
Oser prendre une décision.
Comme si la confiance devait arriver d’abord et que l’action pouvait enfin commencer ensuite.
Mais si nous attendions parfois la mauvaise chose ?
“Quand j’aurai confiance, je le ferai”
Nous pouvons savoir exactement ce que nous voulons et pourtant rester immobiles.
Nous pouvons avoir les compétences et douter encore.
Nous pouvons sentir qu’une situation ne nous convient plus et continuer à nous y adapter.
Nous pouvons avoir une idée qui nous enthousiasme… et passer des mois à nous demander si elle est suffisamment bonne.
Ce n’est pas toujours un problème de capacité.
Et ce n’est peut-être même pas toujours un problème de confiance.
Parfois, une autre question se cache derrière :
Est-ce que je m’autorise vraiment à le faire ?
S’autoriser à quoi ?
À changer d’avis alors que nous avions dit oui.
À choisir quelque chose que notre entourage ne comprend pas.
À ne plus vouloir ce que nous avons longtemps voulu.
À être débutant.
À essayer sans savoir si cela fonctionnera.
À dire non sans rédiger mentalement une plaidoirie de quarante-cinq minutes pour justifier notre décision.
À prendre de la place.
À être visible.
À réussir.
À vouloir davantage.
Ou simplement à reconnaître : “Ça, j’en ai envie.”
Cela paraît simple.
Ça ne l’est pas toujours.
Parce que nos choix ne se construisent pas dans le vide. Ils rencontrent notre histoire, nos valeurs, nos croyances, nos loyautés, notre besoin de sécurité, la peur du jugement et parfois l’habitude d’aller chercher à l’extérieur la confirmation que nous avons le droit d’avancer.
Le regard des autres peut devenir une boussole
Que va-t-on penser ?
Est-ce raisonnable ?
Est-ce que je suis légitime ?
Et si je déçois ?
Et si je me trompe ?
Et si ça ne marche pas ?
Toutes ces questions peuvent être utiles. Elles permettent parfois de vérifier une décision.
Mais lorsqu’elles prennent toute la place, quelque chose se renverse : nous ne cherchons plus seulement des informations à l’extérieur, nous y cherchons l’autorisation.
Et à force de demander implicitement aux autres si notre choix est valable, il devient plus difficile d’entendre ce que nous voulons, nous.
Alors peut-être que la question n’est pas :
“Comment avoir suffisamment confiance pour y aller ?”
Mais plutôt :
“Qu’est-ce qui m’empêche aujourd’hui de m’autoriser à essayer ?”
Quelques questions à laisser travailler
Et si je n’attendais la validation de personne, quel choix ferais-je ?
Qu’est-ce que je crains réellement de perdre si je fais ce choix ?
Qu’est-ce que je protège en ne changeant rien ?
À qui ai-je encore besoin de prouver que ma décision est la bonne ?
Et si je me donnais simplement le droit d’essayer, qu’est-ce qui deviendrait possible ?
Il n’est pas nécessaire d’avoir immédiatement les réponses.
Certaines questions méritent de rester ouvertes un moment.
La confiance peut venir après
S’autoriser ne signifie pas devenir soudainement intrépide.
Il peut rester de la peur. Du doute. Des hésitations.
Mais il devient possible de faire un premier pas avec eux.
Et c’est aussi par l’expérience que la confiance se construit : essayer, observer, ajuster, recommencer, découvrir ce dont nous sommes capables.
Nous n’avons peut-être pas besoin d’être parfaitement prêts pour commencer.
Parfois, la première permission est beaucoup plus simple :
“J’ai le droit de voir ce qui se passe si j’essaie.”
Et vous ?
Qu’est-ce que vous feriez aujourd’hui si vous n’attendiez l’autorisation de personne ?